09.02.2009

Kangan

Ulster: polémique autour du projet d'indemniser les victimes des "Troubles"

Une commission mise en place en Irlande du Nord dans le but de cautériser les plaies de 30 ans de violences a provoqué une vive polémique mercredi en recommandant d'accorder aux familles des victimes, civils innocents comme poseurs de bombes, la même indemnité financière.

Le "Consultative Group on the Past" (Groupement consultatif sur le passé) propose d'accorder 12.000 livres (12.900 euros) à l'ensemble des familles des victimes. Les familles des citoyens tués dans des attentats recevraient ainsi la même compensation que celles des membres de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) ou des groupes paramilitaires protestants morts en posant leurs bombes.

"Il s'agit d'un petit geste de notre société afin de reconnaître la douleur des familles décimées", a indiqué Denis Bradley, co-président du groupement, lors d'une conférence de presse houleuse à Belfast. "Il ne s'agit pas d'une indemnité ni d'une récompense financière", a-t-il ajouté.

Des opposants à la proposition ont bruyamment manifesté lors de la présentation du rapport, brandissant des affiches affirmant: "Le salaire pour les meurtriers : 12.000 livres".

Lord (Robin) Eames, autre co-président du groupement, a également souligné dans une interview à la BBC qu'il ne s'agissait "pas d'une compensation mais d'une reconnaissance" des souffrances subies lors de ce qui est connu en Irlande du Nord comme les "Troubles". Les violences avaient fait plus de 3.500 morts entre 1966 et l'accord de paix dit du Vendredi Saint, signé le 10 avril 1998.

La proposition avait suscité une levée de boucliers quand elle avait été révélée par la presse la semaine dernière. Le chef de file du Parti unioniste démocrate (DUP, protestant), Peter Robinson, avait alors rappelé que sa formation s'était "constamment opposée à la mise sur un pied d'égalité des auteurs de crimes et des victimes innocentes".

Le député unioniste Jim Nicholson avait estimé que la proposition avalisait "la notion fondamentalement immorale selon laquelle un terroriste tué dans une mission meurtrière jouit du même statut qu'un civil innocent tué dans un attentat à la bombe ou un membre des forces de sécurité tué devant sa famille".

02.02.2009

Mugen

Irlande du Nord: une voiture avec 136 kg d'explosifs trouvée près d'une école

Une voiture piégée contenant près de 140 kilogrammes d'explosifs a été découverte à proximité d'un établissement scolaire en Irlande du nord, a annoncé la police samedi dans la soirée.

L'engin artisanal, en état de fonctionnement, se trouvait à l'arrière d'une voiture Volkswagen de couleur noire stationnée dans le village de Castlewellan, dans le sud-est de la province britannique. Il a été neutralisé mardi, a précisé la police.

Un appel téléphonique avait donné l'alerte, l'interlocuteur précisant que le véhicule piégé devait à l'origine viser une base militaire britannique à Ballykinler, dans les alentours mais que ce projet avait été abandonné.

L'interlocuteur avait également indiqué qu'une organisation dissidente républicaine --catholiques paramilitaires opposés au processus de paix souhaitant que l'Irlande du nord fasse sécession avec le Royaume-Uni pour s'unir avec l'Irlande-- était à l'origine de ce complot.

"Les gens qui ont fait cela ont montré une indifférence inhumaine pour la vie de toute notre communauté", a relevé le commissaire de police Greg Blain. "Ceux qui opèrent sous différents étendards de convenance ne sont que des terroristes et des criminels qui espèrent replonger tout le monde dans la période sombre du passé en utilisant la violence comme un soi-disant outil politique", a-t-il poursuivi.

Les découvertes de bombes en Ulster sont désormais rares contrairement à l'apogée de la période des Troubles, violences qui ont fait plus de 3.500 morts entre 1966 et l'accord de paix dit du Vendredi Saint, signé le 10 avril 1998.

Depuis novembre 2006, catholiques et protestants se partagent le pouvoir et le 8 mai 2007, ils ont inauguré à Belfast un nouveau gouvernement partagé.

Mais depuis 18 mois, les paramilitaires républicains ont fait preuve d'un regain de violence avec notamment plus d'une dizaine de tentatives d'assassinat sur des policiers.

L'attentat le plus meurtrier pendant les Troubles --à Omagh en 1998 qui avait fait 29 morts-- avait été perpétré avec un véhicule piégé contenant 227 kilogrammes d'explosifs.

Guretsu

La mère des octuplés de Los Angeles avait déjà six enfants

2009-01-30 16:48:59
LOS ANGELES (AFP)


La mère des octuplés nés cette semaine dans la banlieue de Los Angeles avait déjà six enfants et avait suivi un traitement contre l'infertilité, a annoncé sa famille, citée vendredi par le Los Angeles Times.

La jeune maman, qui souhaite rester anonyme, a refusé de faire avorter certains des huit embryons après une fécondation in vitro, a affirmé sa propre mère au grand quotidien de la côte Ouest.

"Qu'auriez-vous voulu qu'elle fasse ? Elle a refusé qu'ils soient tués", a déclaré Angela Suleman. "C'est quelque chose de très douloureux".

Selon le L.A. Times, la mère de désormais 14 enfants, qui aurait 33 ans, vit avec sa mère dans une maison de la banlieue de Los Angeles. Ses quatre premiers enfants sont âgés de sept, six, cinq et trois ans, et elle a aussi des jumeaux de deux ans.

Les octuplés, six garçons et deux filles, sont nés lundi matin à l'hôpital Kaiser Permanente de Bellflower, à 30 km au sud-est de Los Angeles, par césarienne.

Prématurés de neuf semaines et demie, ils pesaient entre 820 grammes et 1,54 kg à la naissance et l'équipe médicale qui les suit a indiqué jeudi que six d'entre eux respiraient sans aide.

Il s'agit de la deuxième naissance d'octuplés vivants dans les annales de la médecine. S'ils survivent tous, ce sera sans précédent.

La première naissance d'octuplés aux Etats-Unis, six filles et deux garçons, et la seule jusqu'alors rapportée dans le monde, s'était produite à Houston (Texas, sud) fin 1998. L'une des filles était morte une semaine après être venue au monde. Les sept autres enfants ont récemment fêté leur dixième anniversaire.

Hisoo

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La maison du lac


« Etre mère, c’est l’enfer ! » écrit Alphonse Daudet dansl’Arlésienne… Etre père se révèle parfois tout aussi malaisé ! Etre fille n’est pas non plus si confortable… Surtout si des parents, amants d’exception, sont devenus avec le temps des complices égoïstes et tendres. Maria Pacome, Jean Piat incarnent les personnages passionnées de la pièce d'Ernest Thompson.

Ce pourrait être un sujet de tragédie, puisqu’au fond « tout le monde a un peu raison ». Par bonheur, La Maison du Lac est une comédie. Elle obéit à la règle essentielle du genre qui est de plaire, de divertir et « de faire rire les honnêtes gens ». Tout y est dit… Mais l’amour, le charme et l’humour - vertus essentielles à la ville comme à la scène - permettent toutes les rudesses, toutes les franchises en évitant de trop grands déchirements.  Jean Piat

Geijutsu

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CŒUR ARDENT

mise en scène christophe rauck

Comme le résume fort bien André Markowicz, traducteur du texte, «Cœur ardent est une fête pour les yeux, une fête de la langue.» Pièce truculente mettant en scène une communauté rurale de marchands russes au milieu du XIXe siècle, Cœur ardent croise les genres : comédie de mœurs, satire sociale ; Ostrovski déploie le talent de sa pleine maturité d'auteur. Mais le texte recèle un aspect plus singulier, car il est un véritable plaidoyer pour l'émancipation des femmes, des jeunes filles en particulier, soumises à leurs parents, à leurs devoirs, à la société tout entière. Face à l'intransigeante et belle Paracha, tout un ballet de personnages pétris de soumission, d'avarice et de mesquinerie, s'agitent pour obtenir, qui de l'argent, qui un honneur, avec une énergie désespérée et grotesque. Cette œuvre du répertoire russe classique est un formidable matériau de jeu et une source d'inspiration foisonnante pour un metteur en scène.
«Souvent appelé le Molière russe, Ostrovski peint une fresque qui n'a rien perdu de sa modernité. Une belle et sombre histoire que nous essaierons de dessiner sur la scène du théâtre avec le noir du fusain, pour en souligner la profondeur.» C. Rauck